Otan, les « contre-révolutions » organisées en Ukraine et jusqu’en Géorgie …, en passant par l’installation des bases ricaines en Pologne et en Tchéquie … Et j’ en passe …
exterminations… Le pays de la « liberté », de la « Démocratie », allons donc … !
From:
« Antonio Artuso » <pueblo@sympatico.ca>
Sent: Tuesday, September 01,
2009 11:02 PM
To: « 00-artusoantonio » <pueblo@sympatico.ca>
Subject:
3 sept. 39 – Il y a 70 ans – Pacte germano-soviétique – Invasion Pologne – Début
2e Guerre mondiale
> —–Original Message—–
> From: histoire
[mailto:histoire@mcicom.net]
> Sent: Tuesday, September 01, 2009 4:43
PM
> To: listalr@communweb.com
> Subject: [listalr] HISTOIRE
DE LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE
>
> ANNIE LACROIX-RIZ
REPOND AU MAIL SUIVANT :
>
>
> —–Message
d’origine—–
> De : FISCHER BERNARD
>
>
>
Camarades
> Vous trouverez ci dessous un message pour le forum de
discussion du site
> www.comite-valmy.org suite à la
publication par le site d’un message d’un
> journaliste russe relatif au
soixante dixième anniversaire du « pacte » germano
> soviétique (note de
RoRo: « pacte » ou traité de non-agression » ???)
> Salutations
militantes
>
>
> Le 3 septembre 1939, il y a
soixante dix ans, une semaine après la
> signature du fameux pacte germano
soviétique, c’est l’invasion de la Pologne
> par l’Allemagne de Hitler,
c’est le début de la deuxième guerre mondiale.
>
> Toute
l’histoire de la deuxième guerre mondiale est contestable. Depuis
>
soixante dix ans, il y a suffisamment de versions relatives aux
principaux
> évènements de cette guerre, la signature du pacte germano
soviétique est
> effectivement un évènement important de cette guerre.
Aucune nouvelle
> version ne sortira cette année ni de RIA Novosti ni de
ce site ni de nulle
> part ailleurs et aucun jugement moral dans aucun
sens ne changera rien à
> l’histoire.
>
> De mon
point de vue, les questions les plus importantes sont les
> questions des
causes de la deuxième guerre mondiale, la question de la
> situation
politique en Allemagne entre 1933 et 1939, la question de la lutte
>
contre le fascisme, la question de la politique du parti communiste
allemand
> entre 1933 et 1939, la question des relations entre l’Allemagne
et l’Union
> soviétique entre 1933 et 1939 et la question des conséquences
effectivement
> de ces relations du point de vue des gouvernements d’un
certain nombre de
> pays européens géographiquement intermédiaires, comme
par exemple la
> Finlande, la Pologne et la Tchécoslovaquie, c’est la
fameuse question de la
> signature des accords de Munich et de l’annexion
de la région des Sudètes
> par l’Allemagne de Hitler. En Pologne, il y a
une question de vérité
> historique importante par rapport à la question
des massacres de Katyn. En
> Union soviétique, il y a la question des
relations entre
> Staline et l’état major de l’armée rouge, par exemple un
certain
> Toukhatchevsky.
>
> Vous connaissez
certainement ces questions et vous en avez certainement
> une opinion
particulière. Ma seule question est la suivante. Combien
> d’historiens
travaillent aujourd’hui par rapport à ces questions, en Russie,
> en
France ou bien dans d’autres pays ? Posons la question par exemple à
>
Annie Lacroix Riz ou bien à Bruno Drweski.
>
> Salutations
militantes
>
> Bernard Fischer
>
>
>
> ———-REPONSE
:———————————————–
>
>
>
QUESTIONS D’HISTOIRE :
>
> ELEMENTS DE REPONSE FOURNIS PAR ANNIE
LACROIX-RIZ.
>
> HISTOIRE DE LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE
>
> Texte également consultables dans les fichiers joints ( 4 fichiers
joints).
>
>
>
> RÉPONSE À BERNARD FISCHER SUR LE
PACTE GERMANO-SOVIÉTIQUE ET QUESTIONS
> LIÉES,
>
> 30 AOÛT
2009
>
>
>
> Cher camarade,
>
> Le
tambour du pacte germano-soviétique a commencé à retentir, après celui
de
> Katyn il y a quelques mois, et à toutes autres occasions possibles
(on ne
> manque pas d’anniversaires et commémorations). Mme Marie Jégo,
dont les
> jours et les nuits sont hantés par les bolcheviques, qu’ils
soient ou non
> aux affaires, ironisait hier Le Monde sur « Moscou tenté
de réhabiliter le
> pacte », tranchant ainsi: « Signé le 23 août 1939 par
Viatcheslav Molotov et
> Joachim von Ribbentrop, les ministres des
affaires étrangères de l’URSS et
> de l’Allemagne nazie, le pacte « de
non-agression » s’est mué très vite en une
> alliance entre Staline et
Hitler, prompts à dépecer l’Europe de l’Est et du
> Nord, de la Finlande
aux pays baltes en passant par la Pologne. » Ce
> discours aussi
catégorique qu’erroné est conforme à la prose que Le Monde a
> livrée de
longue date à ses lecteurs, son dossier constitué pour le
> cinquantième
anniversaire de la mort de Staline ayant en mars 2003 marqué un
> des
sommets de cette activité notable du « quotidien de référence ». Mais il
>
ne suffit pas à un employé du « quotidien des affaires Vedomosti [.,] le
>
journaliste Andreï Kolesnikov », de donner dans le genre psycho-tragique
(«
> Le cocktail Molotov-Von Ribbentrop est à détonation lente. Il explose
dans
> la tête des gens. Il mutile la conscience de la nation russe »)
pour
> transformer une journaliste antisoviétique en historienne
sérieuse.
>
> J’ai dans Le Choix de la défaite : les élites
françaises dans les années
> 1930, Paris, Armand Colin, 2006, 671 p.,
réédité en 2007, et dans De Munich
> à Vichy, l’assassinat de la 3e
République, 1938-1940, Paris, Armand Colin,
> 2008, 408 p., longuement
étudié les questions internationales soulevées par
> ton courrier de ce
jour : ce que tu appelles « la question des conséquences
> effectivement
[des] relations [germano-soviétiques] du point de vue d’un
> certain
nombre de pays européens géographiquement intermédiaires, comme par
>
exemple la Finlande, la Pologne et la Tchécoslovaquie, c’est la fameuse
>
question de la signature des accords de Munich et de l’annexion de la
région
> des Sudètes par l’Allemagne de Hitler. En Pologne, il y a une
question de
> vérité historique importante par rapport à la question des
massacres de
> Katyn. En Union soviétique, il y a la question des
relations entre Staline
> et l’état major de l’armée rouge, par exemple un
certain Toukhatchevsky »
> lequel fut incontestablement coupable de haute
trahison (voir les tables des
> matières et index, et sur l’affaire
Toukhatchevski stricto sensu, Le choix
> de la défaite, p.
393-399).
>
> Sur Katyn, on lira avec profit l’interprétation de
mon collègue britannique
> Geoffrey Roberts, dans Stalin’s Wars: From
World War to Cold War, 1939-1953,
> New Haven & London : Yale
University Press, 2006. Cet excellent ouvrage,
> comme tous ceux qu’il
avait rédigés auparavant (The unholy alliance :
> Stalin’s pact with
Hitler, Londres, Tauris, 1989, et The Soviet Union and
> the origins of
the Second World War. Russo-German relations and the road to
> war,
1933-1941, New York, Saint Martin’s Press, 1995), n’est malheureusement
>
pas traduit en français, alors que tous les livres accablant Staline (de
sa
> naissance à sa mort) et son entourage sont traduits dans l’année qui
suit
> leur publication : notamment les balivernes horrifiantes du
publiciste Simon
> Sebag Montefiore sur La cour du tsar rouge ou Le jeune
Staline). On en
> trouvera écho dans la longue recension, « Geoffrey
Roberts, Stalin’s Wars:
> From World War to Cold War, 1939-1953 : un
événement éditorial », que j’ai
> mise sur mon site
(www.historiographie.info) en 2007, ci-jointe, « Geoffrey
> Roberts,
Stalin’s Wars, From World War to Cold War, 1939-1953 : un événement
>
éditorial ».
>
> Tu trouveras aussi dans mon article « Le PCF
entre assaut et mea culpa :
> juin 1940 et la résistance communiste »
(www.historiographie.info )
> également joint à mon courrier électronique,
des éléments de réponse à la
> polémique aussi inlassable qu’infondée sur
le pacte germano-soviétique et
> ses conséquences sur le mouvement ouvrier
international, en l’occurrence
> français. Cet article visait démontrer la
malhonnêteté d’une énième
> opération médiatique vouée à un immense
tapage, le livre, pitoyable par
> l’absence d’information et de
documentation originale, de Jean-Pierre Besse
> et Claude Pennetier : Juin
40, la négociation secrète. Les communistes
> français et les autorités
allemandes. Vénéré par Le Monde et Libération
> (entre autres), il avait
logiquement trouvé grand crédit auprès du PCF,
> accoutumé depuis qu’il a
gagné sa respectabilité de membre de la « gauche
> européenne » (et
renoncé du même coup à son identité communiste) à battre sa
> coulpe sur
son très honorable passé. De Munich à Vichy, largement consacré
> aux
questions intérieures (et notamment à la répression anticommuniste),
>
traite de l’aspect « français » du pacte germano-soviétique pour la
période
> qui précède celle de l’article.
>
> Comme je l’ai
rappelé hier à un ami belge qui me sollicitait à propos du
> pacte
germano-soviétique, non sans évoquer les « perversions » présumées du
>
stalinisme (terme intellectuel minimal, dans la gamme des crimes et
horreurs
> staliniens dont la population française, « européenne », etc.
est abreuvée
> quasi quotidiennement), je n’ai pu faire publier la
critique du livre très
> important de Roberts « dans les présumés Cahiers
d’histoire critique,
> héritiers (dévoyés) des Cahiers d’histoire de
l’institut de recherches
> marxistes que j’ai accompagnés naguère, au
motif que ladite revue critique
> ne pouvait supporter de « couvrir » mon
indulgence pour les Soviets : ce que
> j’ai écrit sur la Pologne des
colonels et son rôle abominable dans
> l’entre-deux-guerres (Le choix de
la défaite et De Munich à Vichy), ce que
> Roberts, Carley et moi-même
montrons de l’isolement diplomatique et
> militaire de l’URSS à l’époque
de la « guerre d’hiver » donne un tout autre
> éclairage à la « tuerie »
alléguée que l’URSS aurait dû reconnaître et
> expliquer, si elle l’a bien
commise (je conserve une sorte de doute, vu à la
> fois, d’une part, la
nature de la décision et son caractère strictement
> unique, et, d’autre
part, l’absence de toute information archivistique
> internationale sur
ces événements du début de 1940 – mais j’ai peut-être
> « raté » les bons
courriers); de même qu’elle aurait dû reconnaître et
> expliquer, au moins
après la guerre, l’incontestable accord secret sur le
> « partage »
germano-soviétique de 1939 des zones d’influence, Pologne incluse)
> »
(extrait d’un courrier du 29 août).
>
> Je visais ci-dessus aussi
l’excellent ouvrage de l’historien
> américano-canadien Michael Jabara
Carley, 1939, the alliance that never was
> and the coming of World War 2,
Chicago, Ivan R. Dee, 1999, par bonheur
> traduit, 1939 : l’alliance de la
dernière chance : une réinterprétation des
> origines de la Seconde Guerre
mondiale, Presses de l’Université de Montréal,
> 2001, au surplus
disponible en ligne. Carley déteste le commissaire du
> Peuple aux
Affaires étrangères Molotov, auquel il prête selon la mode du
> temps tous
les caractères de l’affreux stalinien borné; il regrette beaucoup
> son
prédécesseur Litvinov, remercié le 3 mai 1939 en raison à la fois du
>
comportement des Anglo-Français et de ses propres illusions sur ces
>
derniers; mais il reconnaît autant que Roberts (puis moi-même) l’absence
de
> responsabilité des Soviets dans l’événement du 23 août 1939, et le
maintien
> strict de la ligne extérieure soviétique à l’ère Molotov.
>
> J’ai appris hier, après avoir rédigé le message cité
ci-dessus, que les
> autorités russes venaient de publier une série de
documents sur la politique
> extérieure polonaise depuis 1934. J’ai cru
comprendre que ces textes
> comportaient les accords secrets entre Berlin
et Varsovie, consécutifs à la
> signature de « l’accord d’amitié »
germano-polonaise du 26 janvier 1934
> (conclu pour dix ans). Je les lirai
avec d’autant plus de plaisir que les
> archives françaises et allemandes
(notamment) des années 1933-1939 m’en ont
> déjà livré bien des détails.
Rappelons que, auprès de Pilsudski, le
> décisionnaire officiel polonais
de l’événement, le colonel Beck, était un
> stipendié notoire de Berlin
selon les archives originales diplomatiques et
> militaires françaises
(c’est aussi clair dans les allemandes publiées), et
> qu’il le demeura
au-delà même de la défaite ignominieuse de la Pologne
> (aussi
ignominieuse que la débâcle française). Pilsudski l’avait fait chef
> de
la politique extérieure polonaise depuis l’automne 1932, et Beck
>
recueillit en mai 1935 la succession de son bienfaiteur (alors décédé) à
la
> tête de la dictature. Ces deux officiers d’une armée en ruines dès
ses
> origines (voir le texte d’archives joint, « L’Armée polonaise au
début des
> années vingt ») n’étaient que les mandataires des privilégiés
polonais, tels
> que « le prince Janusch Radziwill, un des propriétaires
fonciers les plus
> importants non seulement de Pologne, mais de l’Europe
entière » : soudé non
> seulement aux Junker allemands mais aux grands
sidérurgistes allemands, ce
> noble de naissance allemande fut un des
principaux inspirateurs d’une
> politique pro-allemande qui signifiait la
mort de la Pologne en tant
> qu’État, et d’une dictature parfaitement
adaptée, surtout depuis le coup
> d’État de Pilsudski de 1926, à «
l’intérêt des grands propriétaires »
> (EMADB, renseignement militaire
Depas 866, 17 juin 1935, 7 N 3024; «
> Principales personnalités que
pourra rencontrer » le MAE (Laval, lors de son
> voyage à Varsovie), note
jointe à la lettre 247 de Laroche à Laval,
> Varsovie, 10 avril 1935, URSS
1918-1940, 982, archives du MAE).
>
> La Pologne du trio infernal
Beck-Pilsudski-Radziwill passait pour un pivot
> du « cordon sanitaire »
franco-anglais, ce qui lui avait valu en 1920-1921
> l’octroi, grâce à
l’aide militaire française, via Weygand (et son adjoint de
> Gaulle), de
la Galicie orientale pourtant promise par la « Ligne [ethnique]
> Curzon »
à la Russie. Elle se mua en caniche du Reich hitlérien à partir de
>
l’accord du 26 janvier 1934, sans abdiquer ses fonctions de chien de
garde
> du « cordon sanitaire » utile à tous, « Alliés » occidentaux
compris; ni de
> garant de la soumission du peuple polonais à une des
dictatures (régime
> convenant à particulièrement à la mission de « cordon
sanitaire ») comptant
> parmi les plus sanglantes de l’entre-deux-guerres
: dans le riche attirail
> est-européen français, Varsovie se disputait à
cet égard le premier rang
> avec Belgrade et Bucarest; on sait par
ailleurs quel cas Paris, champion des
> « droits de l’Homme » alors comme
aujourd’hui, fit de la « démocratie
> bourgeoise » régnant à Prague. Le
rouleau compresseur de la propagande nous
> a cependant seriné depuis les
années 1990 que l’Europe orientale avait «
> retrouvé » avec la chute de
l’URSS et la libération consécutive des nations
> satellites esclaves « la
démocratie » qu’elle avait perdue « depuis 1945 »
> (1918-1939, un paradis
démocratique; 1939-1945, le nirvana démocratique).
>
> On trouvera
dans les deux ouvrages cités ci-dessus confirmation de mes
> affirmations
qui peuvent sembler brutales, et notamment information
> documentée sur la
participation directe des colonels polonais, Beck en tête
> « vautours »
ou « hyènes » selon les aimables qualificatifs de leurs
> complices
allemands, français, anglais, etc. , à la liquidation de la
>
Tchécoslovaquie, à celle de la Petite Entente (théoriquement)
antiallemande
> qui groupait Tchécoslovaquie, Yougoslavie et Roumanie, et
à la persécution
> des juifs de Pologne. J’y apporterai des précisions
supplémentaires et
> présenterai de nouvelles sources dans ma contribution
en vue du colloque
> international de Varsovie prévu à la mi-octobre sur
la campagne de Pologne
> de 1939 (« La Pologne dans la stratégie politique
et militaire de la France
> (octobre 1938-août 1939) », colloque auquel
participera Geoffrey Roberts.
>
> Que la politique polonaise ait
été conduite en complicité totale avec le
> Reich hitlérien n’atténue en
rien, comme le montrent lesdits travaux,
> l’écrasante responsabilité des
dirigeants économiques et politiques de la
> France, ivres
d’antisoviétisme, aussi prompts à l’aplatissement devant
> l’Allemagne que
leurs homologues polonais, et acteurs de premier plan dès
> 1938 de la
persécution des juifs de Pologne réfugiés en France (entre autres
> juifs
étrangers), question traitée dans De Munich à Vichy . Notons que les
>
dirigeants « républicains » avait laissé toute liberté aux fascistes
>
italiens et nazis allemands pour poursuivre leurs ennemis sur le
territoire
> français respectivement depuis 1922-1923 et 1933 (voir Le
choix de la
> défaite). Ceci vaut évidemment pour les Apaiseurs de Londres
et de
> Washington. La Pologne était une petite puissance soumise aux
grandes
> puissances impérialistes, France alors incluse, et les
responsabilités
> qu’assumèrent ses dirigeants 1° dans les crimes commis
contre les peuples
> slaves (Polonais compris) et contre les juifs et 2°
dans sa disparition en
> tant qu’État de 1939 à 1945 furent largement
partagées par ses tuteurs
> étrangers. Pour ne citer qu’un exemple, ce
n’est pas la Pologne qui avait
> seule le pouvoir d’interdire à l’armée
rouge l’entrée du territoire polonais
> en 1938 (pour sauver la
Tchécoslovaquie) ou en 1939 (pour sauver la Pologne
> elle-même) mais ses
maîtres français et anglais, qui avaient en outre sur le
> papier «
garanti » ses frontières en mars-avril 1939, et qui l’encouragèrent
> à
traiter Moscou en « valet de ferme » selon l’expression de Jdanov (juin
>
1939). Exactement comme les élites tchécoslovaques cédèrent, par souci
de
> classe et par effroi de voir sauver leurs frontières par l’armée
rouge, aux
> pressions exercées par Paris et Londres pour obtenir d’elles
la destruction
> de leur propre État.
>
> Les dirigeants
russes paraissent disposés, pour des raisons qui leur
> appartiennent, à
aborder leur histoire nationale de l’entre-deux-guerres et
> de la
Deuxième Guerre mondiale d’une façon plus sérieuse que ce ne fut le
> cas
depuis, non pas même la fin de l’URSS, mais l’ère khrouchtchévienne.
>
Laquelle traitait avec un haut degré de fantaisie l’histoire des années
>
1920-1950, ainsi que l’avait observé dès 1964 dans La Russie en guerre
>
l’excellent journaliste et écrivain britannique Alexander Werth, père,
>
longtemps russophile, du pape français d’une « soviétologie » érigée en
>
histoire des « crimes de Staline », Nicolas. L’historienne que je suis
se
> réjouit de ce tournant perceptible depuis quelque temps, et apprécie
au
> moins autant que s’annonce la fin de la phase d’intoxication pure et
simple
> qui a caractérisé les trois dernières décennies concernant l’URSS
et son
> histoire. La citoyenne aussi. Les deux attendent avec impatience
de savoir
> comment l’idéologie dominante va nous rendre compte en
mai-juin 2010 du 70e
> anniversaire de la Débâcle française de mai-juin
1940, sur laquelle il y a
> tant à dire.
>
> Bien
cordialement,
>
> Annie Lacroix-Riz

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