Etats ! Fini l’indépendance nationale, les pouvoirs qui émanent de la
Nation, des électeurs !
décide de tout. Toutes les décisions sont désormais prises ailleurs. Pour le
reste, nous ne sommes plus que des machines à voter. C’ est cela la "Liberté"
et la "démocratie" capitalistes ! Après nous avoir vendus, nos gouvernants
sont tous les doigts sur la couture du pantalon. Quand ca va mal pour eux, ils
disent "c’est pas nous, c’ est la faute à l’ Europe, on doit appliquer les
directives européennes !". "Libres", dans un empire capitaliste surdimensionné
qui dissout les peuples, à la botte des Usa et de l’ Otan …
?!
nouvelle marche vers l’ Est, la reconstitution des ex-empires: romain, de
Charlemagne, de Bonaparte, d’Hitler, … Cette Europe-là nous tue … Elle
sodomise les syndicats et la fausse "gauche" participationniste … Leur
attachement à l’ Europe capitaliste à tout prix est devenu de l’incivisme et de
la cécité volontaire .
TOUR
DES ELECTIONS REGIONALES "canempechepasnicolas"
PROPOSE UNE VERSION REMANIEE
D’UN ARTICLE PARU
LA VEILLE DU PREMIER
TOUR
ET PLUS QUE JAMAIS,
D’ACTUALITE
DE BATTRE MA GAUCHE S’EST
ARRÊTEE
Les médias (bulletins d’informations, interviews des
leaders, commentaires), sont consacrées grandement aux polémiques
politiciennes entre responsables de la « majorité » et de « l’opposition ».
Cela permet d’évacuer les problèmes vitaux des
Français.
Et pas un mot sur l’Europe
A droite comme à gauche, c’est « l’omerta » sur la question.
Alors que dans l’actualité, il n’est question que de
l’intervention européenne dans les affaires des Etats, et aussi d’un
« nécessaire gouvernement
économique », voire d’un « FMI », au niveau de l’Union
européenne.
Sur ces problèmes, le silence est d’or.
C‘est le cas
de le dire !
Pourtant, plus de 80% des lois votées par
l’Assemblée, des décrets pris par le pouvoir élyséen, ne sont que la traduction,
en français, des directives prises par la Commission de Bruxelles, conformément
aux orientations communes du Conseil européen des chefs d’Etat et de
gouvernements. Pour ceux qui en douteraient encore, les oukases de l’Union
européenne vis-à-vis de la Grèce, la mise sous contrôle des finances de
celle-ci, la « purge »
infligée à son peuple, montrent qu’il n’existe plus de souveraineté des Etats.
Et l’exemple hellène est brandi comme une menace visant d’autres pays, tels le
Portugal, l’Espagne, l’Irlande, et pourquoi pas la France…
Cette situation, juste avant le second tour des
élections régionales, devrait conduire les dirigeants des différents partis à
s’exprimer, face aux citoyens, dont ils sollicitent les suffrages. Cela devrait
être l’occasion d’un débat national sur notre appartenance à l’UE, au maintien
de l’Euro comme monnaie commune.
Nenni ! Pas un mot dans les médias, pas une phrase
dans les professions de foi sur « l’Europe » ! Ni à droite, ni à
« gauche », ni dans la
bouche du Président, ni dans celles des responsables de l’arc-en-ciel
politique.
Pour le voyageur venu d’autres continents, la chose doit
paraître étrange.
A croire que pendant le temps de la campagne électorale,
la France s’est « mise en
congé » de l’Union européenne !
Mais pourquoi une telle attitude ?
La raison est simple : il faudrait que, face aux
électeurs, chaque parti annonce la couleur : pour ou contre l’intégration
de notre pays dans l’Union européenne, l’abandon ou non de l’indépendance
nationale et de la souveraineté populaire.
Or, toutes les formations en lice ont approuvé la
construction et l’intégration européennes, ou se sont ralliées à l’idée. Mieux,
l’UMP comme le PS et les Verts prônent « un gouvernement économique européen »,
un FMI au niveau de notre continent, qui
dicterait la loi du capital aux vingt-sept peuples de l’Union (comme le fait son
grand frère de Washington, à l’échelle mondiale).
Mais tous attendent le lendemain des élections pour
réaliser leur rêve.
Il serait malséant d’en faire juge les Français avant le
scrutin.
Chacun, de Nicolas Sarkozy à Martine Aubry, se souvient
du référendum de 2005.
Pas question de renouveler l’expérience : une seule
fois suffit.
On comprend leur prudence.
Mais pourquoi le silence également du PCF et du Front de
Gauche, comme du NPA ?
S‘ils avaient saisi l’occasion des élections régionales
pour crier très fort la responsabilité de l’Union européenne dans les malheurs
qui frappent notre peuple, s‘ils avaient appelé les électeurs à dire
« NON à l’euro »,
« NON à l’intégration
européenne », à travers leur bulletin de vote, nul doute
que le Parti communiste français aurait rencontré un formidable écho dans la
population et ouvert de véritables perspectives au désir profond de
changement.
Les dirigeants du PCF n’ont pas choisi cette
voie.
Au contraire, leur propagande ne fait aucune allusion
à « l’Europe ».
L’horizon du parti communiste se borne à l’entente avec
le Parti socialiste, seule chance, pense-t-il, de garder des élus. Aussi, il ne
faut rien dire qui puisse fâcher l’allié de la rue Solferino.
Et même, en Ile-de-France, le Parti communiste doit
fermer les yeux pour ne pas lire la profession de foi ultra européenne de
Jean-Paul Huchon, le président socialiste de la région :
« Je me sens plus
Européen que Français (…) Il m’est
facile d’imaginer l’Europe directement branchée sur les régions, et les régions
sur des communes regroupées par l’intercommunalité (…) Je n’ai pas d’attachement national (…) Je n’aurais aucune difficulté à vivre dans une patrie qui
serait l’Europe avec une patrie secondaire qui serait la région (…)
La Nation ? Je ne crois pas en son
avenir ».*
Pourtant de tels propos auraient pu
animer la campagne. Mieux que les misérables ragots de ruisseau échangés entre
supporters, en mal d’arguments.
* « De battre ma gauche s’est arrêtée »
Pages 142-143
CAR LE SUJET EST CAPITAL
En savoir plus sur Roger ROMAIN - militant communiste belge (PCB) - B6180 COURCELLES
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