Ah, oui, à chaque indexation, les patrons poussent la même chansonnette : l’ air est connu !
Après avoir déjà abouti à diverses réformes de l’index, à leur seul profit, les patrons s’ attaquent de nouveau à cette conquête essentielle pour les travailleurs ET LES ALLOCATAIRES SOCIAUX de ce pays qui ne peuvent, EUX, se mettre en grève pour arracher la moindre amélioration financière de leur quotidien :
Nous sommes déjà parmi parmi les pensions les plus basses par rapport à bien des pays voisins, alors que nous vivons, dans le pays de la VIE CHÈRE, parmi les plus taxés au Monde, et où les loyers deviennent exorbitants, …
Quant à l’index, les dirigeants « socialistes », nous ont chanté il y a un certain nombre d’ années « l’ avoir SAUVÉ », au grand profit des patrons » : avec UN SEUL INDEX, ils en ont fait TROIS : le réel, le « social », et le lissé, …
On sait, que malgré la covid, la « guerre en UKRAINE » et les sanctions-boomerangs, la spéculation sur les énergies, la plupart des grandes entreprises s’ en tirent pas trop mal, en épaississant considérablement LEURS PROFITS, dans un pays qui peut être considéré comme « un paradis fiscal » : LA BELGIQUE EUROPÉISTE !
En fait, en ploutocratie-à-la-belge et européiste, les patrons « oublient » que les prix prennent l’ ascenseur et que les salaires suivent péniblement par l’ escalier et que c’ est eux qui tiennent en mains, via leurs laquais de la nomenklatura au Pouvoir, toutes les rênes de l’ économie. L’INDEXATION N’EST QU’UN RATTRAPAGE DES PRIX, dont les patrons ne réclameront jamais le blocage, même si l’indexation est supprimée. … !
Les patrons privatisent les profits, et collectivisent les pertes, et… les services publics, … Ils exploitent, spéculent, font ripaillent entre-eux, et jettent les miettes à ceux qui produisent leurs richesses, c’ est-à-dire les travailleurs, … C’ est l’ A B C de leur système !
Les patrons suggèrent de nouveau de supprimer l’indexation automatique des salaires (selon « Le Soir »), au nom de la compétitivité, …
Face à la hausse des coûts salariaux, la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) réclame l’application stricte de la loi de sauvegarde de la compétitivité et une réforme de l’indexation automatique. Ou « idéalement » la suppression de l’une et de l’autre.
La fédération patronale suggère « idéalement » la suppression de la loi de sauvegarde de la compétitivité et de l’indexation automatique. – Pierre-Yves Thienpont.
Journaliste au pôle Economie
Par Dominique Berns
Publié le 5/01/2024
A l’issue des élections du 9 juin prochain, on n’aura pas le temps de se disputer pendant des mois pour savoir qui va gouverner avec qui ; ou si des réformes structurelles sont nécessaires.
Il faudra agir dès le 10 juin… Pas 2025, mais 2024 ! »
Pour le CEO de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), Pieter Timmermans, qui présentait à la veille du week-end les prévisions conjoncturelles de l’organisation patronale fédérale, si l’économie belge a plutôt bien résisté en 2023, relativement à ses voisines néerlandaise et allemande en récession, la capacité des entreprises à exporter et investir s’est nettement détériorée, menaçant à moyen terme la prospérité du pays.
Un appel aux pactiseurs au Sommet, dans le cadre de la Paix sociale !
D’urgence, patrons, syndicats et monde politique doivent dès lors conclure un « pacte visant à rétablir la compétitivité », qui – ose la FEB – pourrait inclure la… suppression du mécanisme d’indexation des salaires.
Pour le CEO du syndicat patronal, la performance macroéconomique de l’économie belge en 2023 – une croissance réelle de 1,4 % – est trompeuse en ce qu’elle cache une économie à deux vitesses. Si le secteur des services, principalement tourné vers le marché intérieur, a continué à surfer sur une forte vague de rattrapage post-covid, l’industrie, en revanche, est en récession depuis la mi-2022. La production et l’emploi déclinent en raison d’une détérioration structurelle de la compétitivité due à une forte augmentation des coûts énergétiques, qui touche toute l’Europe, et salariaux, spécifique à notre pays.
Grâce à l’indexation automatique, « le pouvoir d’achat a été mieux protégé ; et c’est ainsi que la croissance, en Belgique, a été principalement soutenue en 2023 par la consommation des ménages. Super. Mais à quel prix ? Le revers de la médaille, c’est la récession de l’industrie, principalement tournée vers l’exportation, et la baisse des marges bénéficiaires disponibles pour financer les investissements », a expliqué Pieter Timmermans. Avec, à l’horizon, « de sombres perspectives pour l’emploi », a-t-il prévenu.
Cette année, le dynamisme conjoncturel devrait faiblir ( ???), prédit ainsi la FEB, qui, sur base notamment de l’enquête menée auprès des différents secteurs en nombre, pronostique une croissance médiocre, de l’ordre de 0,6 %, moitié moindre donc qu’en 2023. « Le ralentissement de l’économie et la forte augmentation des coûts salariaux incitent peu à peu les entreprises à réduire leurs effectifs », renchérit Edward Roosens, l’économiste en chef de la fédération patronale.
Réformer ou dynamiter ?
Aux syndicats – notamment la FGTB qui estimait récemment que des hausses de salaires (au-delà de l’indexation) étaient possibles dans le cadre du prochain accord interprofessionnel (AIP) pour 2025 et 2026 – la FEB répond donc que la loi sur la norme salariale devra être strictement appliquée. Entre les lignes, on comprend que les patrons estiment que la marge salariale a toute chance d’être très étroite ou nulle.
La FEB réclame également une réforme du mécanisme d’indexation. « Différentes pistes sont régulièrement évoquées, rappelle Edward Roosens. L’indexation est basée l’indice-santé lissé sur quatre mois ; on pourrait effectuer un lissage sur six ou douze mois. Une autre piste serait d’exclure de l’indice-santé certains produits dont les prix sont très volatils, comme le gaz et le mazout de chauffage, deux énergies fossiles appelées à se renchérir dans le cadre de la transition. On pourrait aussi imaginer que l’indexation soit forfaitaire au-delà d’un certain niveau de salaires – autrement dit : un montant en euros et non plus en pourcent. ».
LES TRAVAILLEURS n’auront donc plus qu’un moyen pour arracher, comme dans les autres pays, des augmentations de salaires : le recours et la multiplication des grèves !
Mais la fédération patronale va (beaucoup) plus loin, suggérant « idéalement » la suppression de la loi de sauvegarde de la compétitivité et de l’indexation automatique. « Le système actuel est complexe : nous appliquons l’indexation automatique, pour corriger ensuite le dérapage via une norme salariale, explique Edward Roosens. Il serait plus simple d’adopter un système de formation des salaires semblables à celui en vigueur chez nos voisins : des négociations au niveau interprofessionnel, organisées tous les dix-huit mois ou tous les deux ans, qui définiraient une hausse du salaire nominal intégrant une adaptation à l’évolution du coût de la vie, sur base des prévisions d’inflation. ».
En savoir plus sur Roger ROMAIN - militant communiste belge (PCB) - B6180 COURCELLES
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