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Roger Romain de Courcelles | Roger ROMAIN – militant communiste belge (PCB) – B6180 COURCELLES

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Roger ROMAIN – militant communiste belge (PCB) – B6180 COURCELLES – Marx n' est pas mort ! Vive le marxisme-léninisme ! Prolétaires de tous les pays, unissons-nous !

Ces derniers temps, nos médias « libres » et les gouvernants du « MONDE LIBRE » ricano-occidental font état de provocations répétées évidemment de la part de la CORÉE DU NORD.

En réalité, cette sinistre ambiance de guerre est entretenue principalement par le monde impérialiste occidental depuis la partition du pays et la guerre de CORÉE (1950-1953).

La dissolution de l’ URSS, il y a maintenant plus de 30 ans, permet au clan impérialiste occidental de multiplier les foyers de guerre, d’agressions et d’occupations dans le Monde, car il croît avoir les mains libres,…

Il faut toujours juger les événements en remontant aux sources, aux racines, aux origines. C’ est aussi le cas pour ce qui concerne la CORÉE .

LA CORÉE EST ÉGALEMENT UN PAYS OCCUPÉE DEPUIS PLUS DE 70 ANS et IL A DROIT À SA RÉUNIFICATION . Cela ne sera pas possible sans le départ des occupants américains, là comme ailleurs !

Le VIETNAM libre et indépendant fait la brillante démonstration de cette nécessité, après avoir chassé les impérialistes US, 20 ans plus tard, … !

LES PAGES D’ HISTOIRE QUE L’ ON NOUS CACHE :

Corée : 1943-1953

Le 15 août 1945, le peuple coréen, martyrisé et appauvri par des années de brutalités de la part des forces d’occupation japonaises, célébraient ouvertement sa libération et constituait dans la foulée le Comité pour la Préparation de l’Indépendance coréenne (CPIC).

Le 28 août 1945, toutes les provinces coréennes de l’ensemble de la péninsule avaient installé des comités démocratiques populaires et, le 6 septembre 1945, des délégués de toute la Corée, du Nord comme du Sud, créaient la République populaire de Corée (RPC).

Le 7 septembre 1945, le lendemain de l’instauration de la RPC, le général Douglas MacArthur, commandant des forces alliées victorieuses dans le Pacifique, sortait officiellement une proclamation adressée « Au peuple de Corée ».

Cette proclamation annonçait que des forces placées sous son commandement allaient « ce jour même, occuper le territoire de la Corée situé au sud du 38e degré de latitude nord ».

En fait, le premier groupe de progression des unités américaines, le 17e Régiment de la 7e Division d’Infanterie, commença à s’installer à Inchon le 5 septembre 1945, deux jours avant la déclaration d’ occupation de MacArthur.

Le gros des troupes d’occupation américaines commença à débarquer de vingt et un bâtiments de la marine de guerre (y compris cinq destroyers), arrivés le 8 septembre dans le port d’Inchon.

Il était commandé par le lieutenant-général John Reed Hodge. Des centaines de policiers japonais, à cheval et vêtus de noir, toujours commandés par le gouverneur général japonais Abe Noabuyki, tenaient les foules coréennes en colère à l’écart des soldats américains occupés à débarquer.

Le matin du 9 septembre 1945, le général Hodge annonça que le gouverneur général Abe allait rester en fonction, de même que tout le personnel japonais et coréen. En quelques semaines à peine, 25.000 soldats américains et membres des « équipes de service civil » étaient entrés dans le pays.

En fin de compte, le nombre de militaires américains en Corée du Sud allait s’élever à 72.000 hommes.

Bien que les Coréens fussent officiellement catalogués de peuple « semi-amical et libéré », le général Hodge instruisit malencontreusement ses propres officiers de ce que la Corée « était un ennemi des États-Unis (.) soumis aux dispositions et termes propres à une reddition ».

De façon tragique et ironique à la fois, le peuple coréen, c’est-à-dire des citoyens d’une nation victime, était devenu un peuple ennemi, alors que les vaincus japonais, qui en avaient été les agresseurs illégaux, jouaient un rôle d’occupants en alliance avec les États-Unis.

En effet, la Corée subissait le fardeau de l’occupation même originalement destinée au Japon, qui bénéficia de l’aide massive et des programmes de reconstruction des Américains au cours de la période de l’après-guerre.

À ce jour, le Japon est d’ailleurs resté la base militaire américaine avancée, accordant protection et renseignements aux « intérêts » américains dans la région Asie-Pacifique.

Syngman Rhee, 75 ans, fut élu président de la Cotée du Sud le 10 mai 1948, suite à des élections boycottées par à peu près tous les Coréens, sauf le KDP de l’élite et les propres groupes politiques de droite de Rhee.

Cet événement, scellant politiquement le sort d’une Corée divisée, provoqua ce que l’histoire a retenu sous le nom de massacre de Cheju au cours duquel 70.000 résidents au moins de l’île méridionale de Cheju furent massacrés sans pitié en une seule année par les forces paramilitaires de Rhee, supervisées par des officiers américains.

Rhee entra en fonction comme président le 15 août 1948 et la République de Corée fut officiellement instaurée.

En réponse, trois semaines et demie plus tard (le 9 septembre 1948), le peuple de la Corée du Nord instaura à contre-coeur son propre gouvernement séparé, celui de la République démocratique populaire de Corée (RDPC), avec Kim Il Sung comme Premier ministre.

Désormais, la Corée était tragiquement et clairement coupée en deux.

Depuis 1932, c’est-à-dire depuis l’âge de 20 ans, Kim Il Sung avait survécu en tant que combattant de la guérilla contre l’ occupation japonaise tant en Chine qu’ en Corée. Il avait 33 ans lorsqu’il retourna à Pyongyang en octobre 1945 afin d’entamer une ère tant attendue de reconstruction d’une Corée unie, libre de toute domination étrangère, et, trois ans plus tard, le 9 septembre 1948, il devint le Premier ministre de la Corée du Nord.

Les forces de Rhee et des Américains durcirent considérablement leur campagne impitoyable d’ épuration du Sud de ses éléments dissidents, identifiant comme présumée « communiste » toute personne qui s’opposait au régime de Rhee, en public ou en privé.

En réalité, la plupart des membres ou sympathisants du mouvement populaire dans le Sud étaient des socialistes qui n’étaient même pas affiliés aux organisations « communistes » de l’extérieur.

Toutefois, comme la répression s’intensifiait, les alliances avec les mouvements populaires du Nord, dont les organisations communistes, s’ accrurent.

La révolte de Cheju fut noyée dans le sang en août 1949 mais, dans la presqu’île même, la guérilla se poursuivit dans la plupart des provinces jusqu’en 1949-51.

Aux yeux du commandant des forces militaires américaines en Corée, le général Hodge, et de celui du nouveau « président », Syngman Rhee, pratiquement tous les Coréens qui n’avaient pas témoigné publiquement leur allégeance à Rhee étaient considérés comme des traîtres « communistes ».

En conséquence, de très grands nombres de paysans, de villageois et de résidents urbains furent systématiquement pourchassés dans toutes les zones rurales, les villages et les villes de Corée du Sud.

Les prisonniers étaient régulièrement torturés en vue de livrer des noms. Des milliers de personnes furent emprisonnées. Des milliers d’autres, plus nombreux encore, furent obligés de creuser des fosses communes avant d’être contraints d’y entrer et de se faire abattre par des compatriotes, très souvent sous la surveillance des troupes américaines.

L’introduction des forces militaires américaines et onusiennes, le 26 juin 1950, se produisait sans que le peuple américain y comprenne quoi que ce soit (en dehors de quelques observateurs astucieux, comme le journaliste I.F. Stone) ni qu’en fait, leur pays intervenait dans une guerre civile révolutionnaire en cours menée par des Coréens mêmes cherchant leur véritable indépendance après cinq années d’ingérence américaine.

L’ occupation américaine ne fit qu’alimenter davantage les passions des Coréens tout en créant entre eux de plus graves divisions encore.

En automne 1950, lorsque les forces américaines se retirèrent de la Corée du Nord, le général Douglas MacArthur ordonna à toutes les forces aériennes placées sous son commandement de détruire « tout moyen de communication, toute installation, usine, ville et village » à partir du fleuve Yalu, qui constitue la frontière entre la Chine et la Corée du Nord, au sud de la ligne de combat.

Les bombardements intensifs de saturation menés tout au long de la guerre, incluant des bombes au napalm, des bombes incendiaires et à fragmentation, transformèrent en gigantesques monceaux de ruines fumantes les villes et les villages qu’ils touchèrent.

Tout comme durant la Seconde Guerre mondiale, la campagne de bombardements stratégiques des Américains provoquèrent des destructions massives et des nombres outrancièrement élevés de victimes civiles.

De telles tactiques violaient on ne peut plus manifestement la Charte de Nuremberg de 1950 qui avait été proclamée, ironiquement, après la Seconde Guerre et principalement sous les pressions américaines.

Le tribunal de Nuremberg qualifia « la destruction volontaire de villes, bourgades et villages » de crime de guerre et déclara que « les actes inhumains contre n’importe quelle population civile » était un crime contre l’humanité.

À partir de ce jour fatal du 8 septembre 1945 jusqu’aujourd’hui, les forces militaires américaines (s’élevant actuellement à plusieurs dizaines de milliers d’hommes répartis en une centaine de bases et installations) ont assuré une occupation constante du Sud, appuyant la domination de fait des États-Unis sur la vie politique, économique et militaire d’une Corée inutilement divisée.

Cette occupation, souvent brutale, et le soutien permanent des États-Unis aux lignes de conduite répressives des dictateurs marionnettes continue d’être le seul obstacle d’ importance à la paix en Corée et empêche l’unification pourtant inévitable de la péninsule coréenne.

Jusqu’en 1994, les centaines de milliers de militaires de la Corée du Sud opérèrent sous le commandement direct des Américains. Même aujourd’hui, bien qu’intégrées dans le Commandement combiné des Forces armées (CFC), ces troupes retourneraient automatiquement sous le contrôle direct des Américains lorsque le commandant militaire américain en Corée déciderait que le pays est en état de guerre.

Pendant la guerre de CORÉE, les impérialistes et colonialistes américains ont commis d’ effroyables crimes de guerre contre le Peuple coréen, tant du Sud que du Nord :

Les meurtres, le pillage et la destruction commis par les forces américaines pendant la Guerre de Corée (1950-1953) ne peuvent être effacés de l’esprit du peuple coréen. Après avoir déclenché la guerre, les États-Unis ont mené aveuglément des bombardements sur l’ensemble de la Corée du sud ainsi qu’au nord, tuant des gens innocents.

À la suite du bombardement américaine le 11 juillet 1950, 15 résidents ont été tués à Suwon, dans la province de Kyonggi,

et entre le 11 et le 14 juillet, 54 cheminots ont été tués et plus de 450 civils ont été tués ou blessés autour de Riri, dans le nord de la province de Jolla.

Le 16 juillet 1950, des avions de guerre américains ont bombardé Séoul, tuant

1.096 personnes et en blessant grièvement 1.201 autres.

Entre le 25 et le 28 juillet, les avions américains ont tué 400 personnes en mitraillant et en bombardant plus de 700 habitants et réfugiés, près d’un chemin de fer et sous un pont à Rogun-ri, dans le comté de Yongdong, dans la province de Chungchong dans le nord du pays.

Le 2 août 1950, quatre avions de guerre américains ont attaqué 300 personnes cherchant à se mettre à l’abri, tuant 150 d’entre elles, à Jojang-ri, dans le sous-comté de Konmyong, comté de Sachon, dans la province du sud de Kyongsang.

Le jour suivant, un avion de combat a bombardé à deux reprises la caverne Jinchiryong dans la vallée de Yak, Juyak-dong, où plusieurs centaines de résidents de Kangnam et de Manggyongdon, de la ville de Jinju, de la province du sud de Kyongsang, avaient cherché refuge. À cinq heures de l’après- midi, le 4 août, il a effectué des attaques répétées contre des réfugiés qui s’apprêtaient à manger, en tuant 50 et en blessant 50 autres. Des témoins ont dit que des membres étaient éparpillés, composant dans un tableau cauchemaresque.

Le 5 août 1950, huit bombardiers américains ont survolé la ville de Jonju, dans la province de Jolla, détruisant trois villages et tuant 153 civils. Les 2, 3 et 4 septembre, 12 avions de guerre américains ont mitraillé et bombardé une place de Séoul où étaient concentrés des civils et ont tué 79 personnes.

Entre le 28 juin et le 4 juillet 1950, les troupes américaines ont tué 1.146 patriotes détenus à Suwon, et attaché ensemble en groupes 739 civils de 10 ou 15 avant de les abattre à la mitraillette à Chungju, dans la province de Chungchong.

Plus de 600 civils ont été tués dans une vallée à Kongju, dans la province du sud de Chungchong. Utilisant des méthodes similaires, ils en ont tué 600 à Phyongthaek, 500 à Ansong, 2.000 à Puyo, 4.000 à Jonju, 400 à Kunsan, 400 à Anyang et 2 060 à Chungju.

Les troupes américaines qui ont atterri à Itchong le 16 septembre 1950 ont massacré 1.300 personnes innocentes le premier jour, et entre le 28 septembre et le 13 novembre 1950, ont emprisonné et ensuite tué 55.900 personnes.

Un estimé observateur situe le nombre de morts durant la première année de guerre, de l’été 1950 à l’été 1951, à plus de un million de Sud-Coréens.


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