En fait et en résumé, qu’apporte de bon aux travailleurs et les plus faibles cette « Europe » libérale et de rats du capitalisme, … C’est plus, c’est celle des ploutocrates et oligarques, de la bureaucratie et de la technocratie, … Une « Europe » qui dissout les Peuples, plutôt que de les unir !
Ils promettaient « l’Europe sociale » et de la « solidarité ». On n’ en parle plus. Il y a quelque 30 ans, lors de la destruction de l’ URSS et des Pays socialistes, nos propagandistes européistes, gouvernants et médias expliquaient quand même qu’à l’ Est se construisait une espèce de « capitalisme sauvage » (sic), mais que nous à l’Ouest nous connaissions le « capitalisme à visage humain »,..
En réalité, la fameuse « construction européenne » et « l’élargissement européen » nous prouvent que le capitalisme est le même partout, de plus en bestial, qu’il vire de plus en plus vers le fascisme européen, le retour à l’esclavage et la guerre,… Le capitalisme n’ est humain nulle part, il est fait pour l’exploitation et le profit, … !
RoRo-84 26 02 2025
Vers un 28ème régime juridique dans l’UE : la terrible idée d’Ursula von der Leyen
par Pablo Pillaud-Vivien
Pour pouvoir exploiter au maximum les travailleurs avec un minimum de taxes et d’impôts, Bruxelles est prêt au pire.
C’est discret et ça aurait presque pu passer inaperçu : dans sa « Boussole pour la compétitivité », la Commission européenne a avancé, en quelques lignes au détour d’un paragraphe, l’idée d’un 28ème régime juridique. Dans des termes très généraux et flous, elle a réactivé une vieille lubie patronale que l’on retrouvait déjà dans les rapports Letta et Draghi : créer un cadre supplémentaire et facultatif, une sorte de 28ème État-membre fictif, sous la forme d’« un ensemble unique et harmonisé de règles à l’échelle de l’UE […] y compris tous les aspects pertinents du droit des sociétés, de l’insolvabilité, du droit du travail et du droit fiscal ».
Andrew Watt, directeur général de l’Institut syndical européen, y voit « un triomphe de l’intégration ‘négative’ (c’est-à-dire l’abolition des barrières transfrontalières) sur l’intégration ‘positive’ (c’est-à-dire l’adoption de normes communes) ». Car évidemment, il est à parier que la proposition se fasse sur un socle commun moins disant par rapport aux différentes législations nationales. L’objectif de la Commission affichée est d’attirer investisseurs et entrepreneurs mais le résultat sera un effet d’aubaine pour s’affranchir des droits en vigueur, payer le minimum voire pas d’impôt du tout, se voir appliquer un droit du travail moins protecteur des salariés…
Cette usine à gaz permettra la mise en concurrence des salariés qui travaillent sur un même territoire. Exemple : un travailleur français qui bosse pour une boîte rattachée au régime français pourrait avoir pour voisin un travailleur français qui bosse pour une boîte rattachée au 28ème régime avec des droits bien moindre et de conditions de travail bien pires. Et puis, qui dit nouveau régime dit aussi capacité de lever l’impôt – ou alors les néolibéraux qui nous gouvernent comptent s’en affranchir carrément ? Et si impôt il y a, il ira où ? Et qui le lèvera ? Et quelle juridiction pour en assurer le contrôle ? Toutes ces complications pour permettre davantage de bénéfices et d’exploitation.
Tout cela procède d’une idéologie de courte vue particulièrement mortifère. Pour les technocrates conservateurs sauce von der Leyen, le seul moyen de concurrencer les entreprises mondialisées américaines, c’est de faire pareil. Et comme Trump a l’air de réussir à attirer des investisseurs, excités comme des puces à l’idée de payer peu ou pas d’impôts et de pouvoir user des travailleurs comme des Kleenex, les eurocrates se mettent à copier. L’État du Texas leur sert de modèle. Il réussit à passer devant le Delaware en terme de paradis fiscal américain : les entreprises de la tech comme Meta envisagent de s’y domicilier, attirées par la fiscalité quasi nulle. La Commission envisagerait donc n’y plus ni moins que de créer un Texas européen, déterritorialisé en sus. Une trumpisation de la politique européenne comme cette directive « omnibus » présentée aujourd’hui par la Commission qui entend « simplifier » les normes sociales et environnementales… autrement dit hélas, au nom du profit de quelques uns, attaquer le droit du travail pour mieux détruire la planète. Passer les limites, il n’y a plus de frontières.
Pablo Pillaud-Vivien
En savoir plus sur Roger ROMAIN - militant communiste belge (PCB) - B6180 COURCELLES
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