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| Sujet: | russie-georgie |
|---|---|
| Date: | Sat, 9 Aug 2008 12:53:06 +0200 |
| De: | bleitrach.danielle <bleitrach.danielle@wanadoo.fr> |
Alerte rouge dans le Caucase, que cherchent les
Etats-Unis ? par danielle Bleitrach
Publié 8 août 2008 Etats-Unis , Moyen Orient , Russie Modifier
Il s’est produit des affrontements militaires d’une trés
grande gravité entre les armées du régime marionnette de Washington
de Géorgie ( le Caucase du Nord ) et la republique autonome
d’Ossétie du Sud appuyée par la Russie, y compris le bombardement hier
de la capitale autonome de l’Ossétie, Tskhinvali. L’assaut de la
Georgie qui a par ailleurs fait 15 morts de soldats russes de maintien
de la paix dans leur caserne a entraîné une réaction de la Russie et on
peut parler de guerre, avec entrée des chars russes, de l’aviation et
de nombreux volontaires venus de l’Ossetie du nord.
Il y aurait eu dans l’attaque géorgienne contre l’Ossetie 1 400
morts, en majorité des civils, selon l’agence de presse russe Interfax,
qui cite le chef des séparatistes ossètes, Edouard Kokoity.
Des avis contradictoires sur le nombre des victimes
La capitale ossète,Tskhinvali , a été investie par la Georgie qui a
prétendu venir mater les “tendances spératistes”. On compte de
nombreuses victimes, mais les communiqués venus des deux camps sont
contradictoires. Un porte-parole de l’Agence des Nations unies pour les
réfugiés en Ossétie du Sud a aussi indiqué que de nombreux immeubles et
maisons avaient été détruits dans le combat.
La Russie n’a pas tardé à réagir, d’autant que des tirs géorgiens
avaient tué dix soldats russes dans une caserne de la force de maintien
de la paix, à Tskhinvali. Cent cinquante chars et véhicules blindés
russes sont entrés en Ossétie du Sud, alors que, à Moscou, se tenait un
conseil de sécurité sous la présidence de Medvedev. La Géorgie a fait
état du bombardement de sa base aérienne de Vaziani, à 25 km de
Tbilissi, par l’aviation russe.
En occident, on présente l’Ossétie commme ayant choisi le
séparatisme, mais c’est oublier qu’à l’époque de l’URSS, l’Ossétie du
Sud avait le statut de “région autonome” au sein de la RSS de Géorgie,
qu’elle est peuplée par une population qui a souvent le double
passeport et qu’elle est proche de l’Ossetie du Nord qui est restée
russe.
En 1991, elle a proclamé son indépendance envers Tbilissi après la
suppression de son autonomie par le premier président géorgien Zviad
Gamsakhourdia. Tbilissi a perdu le contrôle du territoire sud-Ossète en
1992 à la suite d’un conflit meurtrier. La paix dans la zone du conflit
osséto-géorgien est actuellement maintenue par un contingent composé de
trois bataillons (russe, géorgien et ossète), fort de 500 hommes
chacun comme soldats de la paix. Dans son attaque de l’Ossétie la
Georgie a tué des soldats russes chargés de maintenir la paix.
La Georgie est devenue la marionnette des Etats-Unis
Dans ce conflit nous sommes devant le résultat du dépeçage de
l’ex-URSS, dépeçage organisé par les Etats-Unis en particulier par le
milliardaire Soros, homme de la CIA, qui a entredtenu une masse d’ONG
provoquant des guerres civiles, des mouvements sociaux en profitant de
la débandande des institutions et des pouvoirs. Le tout sur la
décomposition de l’ancien appareil d’Etat soviétique et la ruée des
apparatchiks vers l’appropriation privée des ressources nationales.
Georges Soros, le milliardaire américain a soutenu financièrement
les mouvements étudiants géorgiens et le parti de Saakachvili. il a
financé la carrière politique de Saakachvili depuis le début. Son
influence continue aujourd’hui à être grande sur le nouveau
gouvernement géorgien. Des ministres de l’actuel gouvernement sont
des anciens collaborateurs du financier américain au sein de sa
fondation. Un certain nombre de jeunes conseillers de Saakachvili ont
également été formés aux Etats-Unis dans le cadre des échanges
universitaires mis en place et gérés par la Fondation privée de Soros.
Le gouvernement américain, quant à lui, a doublé son aide économique
bilatérale à la Géorgie depuis la révolution. Cette aide annuelle
atteint donc aujourd’hui 185 millions de dollars. De plus, la
Maison-Blanche est engagée dans un programme de formation des forces
spéciales de l’armée géorgienne dans le cadre de la lutte contre le
terrorisme islamiste dans la région avec l’aide d’Israël. Les
Etats-Unis ont également débloqué de l’argent pour régler la facture
énergétique de la Géorgie au lendemain de la révolution de novembre
2003. Il est évident que Soros qui y trouve ses propres intérêts
financiers a joué en lien étroit avec la CIA un rôle dans la main mise
directe des Etats-unis sur cette zone strétégique d’abord sur un plan
énergétique mais pas seulement.(1)
C’est un scénario que l’on a vu s’appliquer dans bien d’autres
endroits, cette “balkanisation”, vassalisation est partout y compris en
Amérique latine, en Asie, comme en Europe, le moyen d’asseoir la
puissance étasunienne face à des pays rebelles. Aujourd’hui c’est
l’avancée de l’OTAN, l’installation de missile dirigés contre l’iran
mais en fait contre la Russie. Mais pourquoi envahir l’Ossétie
indépendante de fait depuis de nombreuses années? S’agit-il de créer
une situation irreversible avant le départ de l’actuel hôte de la
maison Blanche? Si l’influence de Soros reste déterminante s’agit-il au
contraire de jouer la carte dessinée par Obama du renforcement de
l’intervention vers l’Afghanistan et vers une zone irano-orientale ?
Pourtant recemment Condolezza rice était à Tiblissi et on imagine
mal que l’opération se soit faite sans son aval. Sous l’influence de
Washington, qui souhaite l’intégration de la Georgie dans l’OTAN .
Depuis la Georgie est totalement vassalisée aux Etats-Unis et d’un
point de vue militaire trés liée à Israël. il est donc peu probable
que la Georgie ait lancé l’assaut sur l’Ossétie, tué dans leur
caserne des soldats russes du contingent de la paix, sans l’accord des
Etats-Unis.
Dans un premier temps la Géorgie, puissamment armée et entraînée par
israël a contesté l’organe chargé de régler le conflit – la Commission
mixte de contrôle – est coprésidé par la Russie, la Géorgie, l’Ossétie
du Nord et l’Ossétie du Sud. Et a suivi le 7 août, l’attaque contre
l’Ossetie, le bombardement de sa capitale, les populations civiles qui
fuient, on parle d’un désastre humanitaire et c’est enfin
l’affrontement direct avec les forces russes.
Une attaque contre l’Ossétie mais aussi contre la Russsie
Aujourd’hui les dirigeants politiques géorgiens prétendent mener
une opération de pacification. Tbilissi se dit prêt à arrêter le bain
de sang si Tskhinvali [capitale sud-ossète] accepte une négociation
directe [sans médiation russe], ce qui signifierait une capitulation
des ossètes. Tbilissi promet par ailleurs d’octroyer à la république “une
large autonomie au sein de la Géorgie et une aide humanitaire de 35
millions de dollars pour la reconstruction.” Le Premier ministre
géorgien Vladimir Gourguénidzé a également proposé “une amnistie
juridico-politique pour tous les hauts fonctionnaires de la république
autoproclamée” tout en réitérant la volonté de Tbilissi de “poursuivre
[l’action militaire] jusqu’au rétablissement de l’ordre“.
Dans son allocution à la nation, citée par l’agence d’information
géorgienne Akhali Ambebi Sakartvelo, le président géorgien Mikhaïl
Saakachvili a annoncé que dans la matinée du 8 août, “la majeure partie
de l’Ossétie du Sud était libérée et contrôlée par les forces
gouvernementales géorgiennes”. Il a ensuite accusé Moscou d’avoir
envoyé des bombardiers SU-24 frapper les alentours de la ville
géorgienne de Gori [à une cinquantaine de kilomètres de Tskhinvali] et
les régions de Kareli et de Variani. Information catégoriquement
démentie par la Russie : “C’est du délire, une énième provocation
nauséabonde de Tbilissi”, a rétorqué un haut fonctionnaire du
ministère des Affaires étrangères russe, cité par Izvestia.
Le même jour ce “délire” sur le bombardement de Gori était relayé
par toutes les agences de presse occidentales qui faisaient avec une
belle unanimité de la Russie l’agresseur.
Le premier dirigeant russe à avoir réagi à l’escalade de la
violence a été le chef du gouvernement Vladimir Poutine. Depuis Pékin,
il a regretté le non-respect par la Géorgie de la trêve olympique et a
promis “une riposte à l’agression géorgienne“, rapporte le
quotidien en ligne russe Vzgliad. L’agence russe Ria Novosti fait état
des propos de Wladimir Poutine auprès de Bush affirmant que les peuple
russe en particulier ceux du caucase n’accepteront une telle agression
contre leur compatriote. Bush parait avoir manifesté de
l’embarras. Pour sa part, le président russe Dimitri Medvedev a promis
de protéger la population civile ossète dont la majorité possède un
passeport russe, informe Vzgliad. “Nous n’accepterons pas la mort
impunie de nos concitoyens où qu’ils se trouvent“, a-t-il martelé.
Selon Vzgliad, le jour même des troupes et des blindés
russes franchissaient la frontière russo-géorgienne et se dirigeraient
vers Tskhinvali.
Les Etats-Unis par la bouche de Condoleezza Rice ont réclamé la
fin de combat alors que la vraie question est leur implication dans
l’assaut. Quant à la communauté internationale, l’OTAN, l’ONU et le
Conseil de l’Europe ont appelé les parties à cesser le feu et à
s’asseoir autour de la table des négociations. A l’heure actuelle, la
pacification semble toutefois être un vœu pieux.
Le Caucase s’embrase ?
La fièvre monte du côté russe, en particulier dans le Caucase,
l’agence de presse Ria novosti nous apprend que “les Cosaques ont
lancé la formation de bataillons de volontaires pour faire face à une
éventuelle aggravation de la situation en Ossétie du Sud, a annoncé
mardi aux journalistes le chef (ataman) de la Troupe des Cosaques du
Don, Viktor Vodolatski.
“Ces bataillons sont prêts à aller dès demain en Ossétie du Sud”, a
indiqué l’ataman. Selon lui, les bataillons sont formés de Cosaques qui
ont servi dans l’armée. “Nous voulons que les meilleurs Cosaques qui
défendront l’Ossétie du Sud et la Russie en fassent partie”, a souligné
l’ataman.
Selon les responsables sud-ossètes, si la Géorgie déclenche une guerre
contre la république autoproclamée, on fera appel à ces bataillons.
“Dans ce cas-là, les Cosaques auront le statut de militaires
sud-ossètes”, a précisé Anatoli Barankevitch, secrétaire du Conseil de
sécurité de la république. Ces deniers jours, a-t-il poursuivi, la
Géorgie a multiplié ses provocations, “tuant, lors de tirs, six
personnes et en blessant 13 autres”.
“Sur les six tués, trois sont des civils”, a-t-il rappelé, ajoutant que
l’évacuation des femmes et des enfants des zones menacées par les tirs
géorgiens avait été ordonnée le 2 août.”
Au-delà de l’événement
Comme toujours on ne peut dire la véritable signification de
l’événement – et a fortiori qui en sortira victorieux- ne peut se
comprendre qu’en le renvoyant à la totalité historique qui lui donne
sens.
Le fond est ce que nous avons décrit le dépeçage des marches
de l’ex-Urss et la tentative de poursuivre l’assaut en particulier à
travers l’Otan qui tente d’intégrer la Géorgie et l’Ukraine. Partout
ont été installés par de pseudo- révolutions populaires et des
élections achetées, manipulées des hommes de paille dont la politique
consiste à s’approprier sous couvert de privatisation les ressources du
pays, entraînant une aggravation de la situation des populations. Il
faut également mesurer que l’entreprise est partie dès Gorbatchev , qui
sous couvert de créer un pluripartisme a sollicité partout des partis
“nationalistes” ou plutôt régionalistes issus de l’appareil, avec une
propagande en faveur des autonomies puis des indépendances.
la Géorgie était l’une des Républiques où le niveau de vie était le
plus élevé aux côtés des Pays baltes et certaines régions de la Russie
occidentale. Quelques années après la chute de l’Union Soviétique, la
Géorgie était dans le peloton de queue des républiques
post-soviétiques. Si l’on prend les revenus par habitant, la Géorgie
est aujourd’hui dans les trois ou quatre derniers pays de l’ex-Union
soviétique. Le PIB a chuté de manière très spectaculaire : le PIB de
1993 représentait 17% de celui de 1989. Au lendemain de la disparition
de l’URSS, il y a donc eu une décomposition totale du tissu économique.
Depuis 1995-1996, la croissance est redevenue positive. A partir de
1998, la crise financière russe a marqué la Géorgie. La corruption et
la criminalisation de l’économie sont également entrées en jeu à partir
de la fin des années 90 entravant sérieusement le développement de
l’économie. En matière économique, la Géorgie est ainsi devenue un pays
en proie à des groupes d’intérêts politico-mafieux qui empêchaient tout
investissement étranger. Les seules entreprises étrangères qui sont
parvenues à s’implanter dans le pays, notamment dans la distribution
d’électricité ou la production de vin ou d’eau minérale, ont du quitter
le pays au bout de deux ou trois ans en raison de la pression de ces
groupes criminels. Il y eu aussi des enlèvements d’hommes d’affaires a
plusieurs reprises.
La révolution de velours, menée en fait directement par les
Etats-Unis avec des “experts” et politiciens directement importés de ce
pays a été mené contre la corruption et les bandes mafieuses. Il a fait
grand bruit de quelques arrestations de responsables politiques
impliqués dans la corruption de l’ancien régime. Les ministres de
l’Energie, des Transports, le directeur des chemins de fer ou encore le
président de la Fédération géorgienne de Football ont ainsi figuré sur
la ” black list ” de l’équipe Saakachvili. Mais en fait il y a eu
entente entre les nouveaux et les anciens dans le dépeçage et le peuple
qui avait accueilli avec soulagement le changement d’équipe a
rapidement déchanté.
Qu’est-ce qui peut donc expliquer cette offensive contre une
région autonome depuis pas mal de temps et surtout contre l’armée russe
?
Ce qu’il faut voir c’est que le Caucase du sud est une région
stratégique d’une très grande hétérogénéité ethnique qui est la région
qui sert de lien entre la Russie et l’Asie Mineure, et qui après la
chute de l’URSS s’est convertie en une zone de tension et de conflits
armées. Le gouvernement de georgie est un agent nord-américain, c’est
un avocat new yorkais d’origine géorgienne Mijail Shajashvili, cette
situation créée de toute pièce est un des principaux facteurs
d’instabilité à cause de la politique intérieure de privatisation et
d’hostilité à l’égard de russophones. Du côté Russe, la défense
de dignité nationale par Poutine a d’abord consisté à enrayer le
dépeçage et cette politique a été menée aussi en s’appuyant sur la
résistance des populations russophones à la soumission aux Etats-unis.
on retrouve en ukraine un cas de figure comparable. On connait par
ailleurs la manière dont la Russie a été conduite à créer autour d’elle
un glacis d’alliance dont le plus célèbre est l’organisation de
Coopération de shanghai, mais il faut également considérer
l’organisation des riverains de la mer Caspienne proche de cette zone.
Partout la Russie a sollicité des alliances défensives contre les
assauts conjugués de pseudo terroristes et de séparatistes dirigés par
des hommes de paille, avec intégration dans l’OTAN.
Parce que l’autre facteur de déstabilisation est le rôle que les
etats-Unis et leur allié Israêl prétendent faire jouer à la Georgie.
La Georgie, en effet, constitue une des pièces du dispositif contre
l’Iran autant qu’un des facteurs de démantélement de l’ex-Union
Soviétique, voir de la Russie elle-même. C’est même une chaîne de
poudrière qui comprend la Tchétchénie, le Daguestan avec ses réserves
et l’enclave arménienne de Nagorno-Karabaj dans le territoire de l’
Azerbaidzhan. Pour bien mesurer l’ensemble il faut encore avoir en
mémoire que se multiplient dans la même zone les agressions de la
Turquie contre les Kurdes, le tout dans le contexte explosif de l’iran.
Derrière ces conflits ethniques il y a en effet le grand jeu pour le
contrôle des gazéoduccs et oléoducs. C’est le gaz du Turkménistan et
les réserves pétrolières d’Azerbadjian. Les Américains sont actifs
depuis longtemps dans cette région en raison des ressources
énergétiques de la Caspienne. Ils sont également entrain de déplacer
leurs bases militaires de l’Europe de l’Ouest vers l’Europe de l’Est et
l’Asie centrale officiellement dans le cadre de leur stratégie de lutte
contre le terrorisme. Washington envisage notamment d’installer de
nouvelles bases en Géorgie ou en Azerbaïdjan. La Géorgie est le
véritable verrou stratégique du Caucase car c’est le seul pays qui a un
accès à une mer ouverte et qui a une frontière très longue avec le
Caucase russe. La Géorgie est un pays clef pour la stabilité régionale
dans le Caucase
Alors que le conflit armé paraissait improbable, il semble que
celui-ci ait été décidé ce qui est trés inquiétant pour l’embrasement
de la zone. S’agit-il d’une mise à feu dont la poudrière serait l’Iran?
Avec les Etats-Unis on peut s’attendre à tout.
Danielle bleitrach
(1) Cela dit Soros dont nul ne peut nier le rôle dans la
destabilisation qui lui rapporte en général pas mal d’opérations
financières est actuellement en crise ouverte avec le gouvernement Bush
et un des plus gros soutiens financiers de Obama. C’est un personnage
qui s’agite beaucoup mais est-ce lui qui tire les ficelles, on peut en
douter, le complexe militaro-industriel étasunien se méfie de cet
aventurier, l’utilise
En savoir plus sur Roger ROMAIN – militant communiste belge (PCB) – B6180 COURCELLES
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